Crédit immobilier : nouvelle hausse des taux d’usure début 2021



Jeudi 31 Décembre 2020
Anton Kunin

Pour le deuxième trimestre consécutif, la plupart des taux d’usure évoluent à la hausse. Cela signifie que davantage de candidats à l’acquisition pourront réaliser leur projet.


Les taux d’usure remontent, sauf pour les crédits sur 20 ans

Bonne nouvelle pour les ménages qui souhaitent devenir propriétaires : à compter du 1er janvier 2021, la plupart des taux d’usure évoluent à la hausse. Au premier trimestre 2021, pour des prêts sur 10 ans, les banques pourront proposer des taux de 2,56% maximum (contre 2,41% au dernier trimestre 2020). Le taux maximum sera de 2,57% (contre 2,52%) pour les prêts sur 10 à 20 ans, et de 2,67% (contre 2,68%) pour les prêts sur 20 ans et plus.

Pour rappel, les taux d’usure sont les taux plafonds au-delà desquels une banque n’a pas le droit de prêter. Les taux d’usure sont calculés sur la base de la moyenne des taux effectifs pratiqués par les banques au cours des trois mois écoulés. (Le TAEG comprend le taux nominal, les frais de dossier, les frais de courtage et le coût d’assurance). Ces taux effectifs pratiqués sont collectés chaque trimestre par la Banque de France. Et pour obtenir le taux d’usure correspondant, la Banque de France augmente ces taux d’un tiers.

Faites jouer la concurrence sur les frais de dossier et l’assurance de prêt

Naturellement, une hausse des taux d’usure bénéficie aux emprunteurs présentant de moins bons dossiers. Il arrive en effet qu’un dossier de demande de prêt soit refusé par la banque car, au vu de la situation financière du ménage et du risque qui pèse sur sa solvabilité, la banque n’est pas en mesure de proposer un taux inférieur au taux d’usure. Dans ce cas-là, la banque est obligée de refuser la demande de prêt.

Pour tenter de rentrer dans le taux d’usure, ces emprunteurs peuvent essayer de faire diminuer le coût de leur assurance de prêt. Il faut savoir que cette dernière pèse lourd au sein d’un crédit (30% du coût d’un prêt en moyenne). Une diminution des frais de dossier facturés par les banques (qui peuvent aller jusqu’à 1,2% du montant du crédit) est un autre levier qu’il est parfois possible de mobiliser, selon les banques.








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