Dans le centre de Paris, 1 logement sur 4 est vacant



Jeudi 17 Août 2017
Anton Kunin

Dans les quatre premiers arrondissements de Paris, 25,6 % des logements sont inoccupés. Ce chiffre, révélé par l’Atelier parisien d’urbanisme, est un rappel brutal de la hausse vertigineuse des loyers qui s’est opérée ces dernières décennies.


25 % des logements sont vacants dans le centre de Paris, contre une moyenne de 15 % pour l’ensemble de la capitale

Dans les 1er, 2e et 4e arrondissements de Paris, plus d’un quart des logements sont vacants. 26,5 % des logements sont inoccupés dans le 2e arrondissement, 26,8 % dans le 1er et même 29,8 % dans le 4e. Dans le 3e arrondissement, 1 logement sur 5 (20,7 %) est vacant.

Seuls quatre autres arrondissements parisiens dépassent la barre des 20 % : le 9e avec un taux de vacance de 20,2 %, le 7e avec 23,4 %, le 6e avec 25,2 % et le 8e avec 29,1 %. Le taux de vacance moyen se situe à 15,1 % à Paris, un seul arrondissement affichant un taux de vacance en-dessous de 10 % (le 20e arrondissement, avec un taux de vacance de 8,5 %).

Les loyers du 1er et 4e arrondissements sont supérieurs de 30 % à ceux du 19e arrondissement

Ce taux de vacance élevé s’explique probablement par des loyers élevés, et leur encadrement, mis en place depuis le 1er août 2015 par la loi Alur, n’y aide pas. En zone 2 (le 1er et le 4e arrondissements), le loyer de référence majoré a une valeur maximum de 42,8 euros le mètre carré. Dans la zone 4 (le 2e et le 3e arrondissements), il s’établit à 41,8 euros le mètre carré. À titre de comparaison, en zone 13, englobant les arrondissements aux loyers les moins élevés, il s’établit à tout juste 33,1 euros le mètre carré.

Pour rappel, au sens de la loi Alur, le loyer de référence est égal au loyer médian. Au moment de l’entrée d’un nouveau locataire, il peut être majoré de 20 % maximum, on parle alors du loyer de référence majoré.

L’autre raison de ce taux de vacance élevé tient sans doute à la faible quantité de logements spacieux dans ce quartier. Composé essentiellement de petites surfaces, il n’est d’ailleurs pas étonnant qu’il attire les étudiants (10 000 personnes), qui représentent 10 % de sa population. Les sorties et entrées fréquentes de locataires permettent de revaloriser rapidement les loyers.








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